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HOMMAGE A XAVIER FERNANDEZ

 

 

Né en Espagne en Octobre 1921, il arriva en Algérie à l’age de sept ans, accompagné de ses  parents et ses sœurs, Dolorès et Casimira. 

Son père exerçait le métier de maçon et sa mère était brodeuse à domicile.

Il grandit à Hussein Dey, rue Parnet, puis il fit son service militaire et partit à la guerre dans le régiment des Spahis.

C’était mon parrain Xavier FERNANDEZ, il vient de nous quitter à l’age de quatre vingt sept ans suite à une pneumonie. Nous regrettons tous son absence ….

C’est pour cela que j’ai voulu lui rendre hommage à ma manière, celle du cœur.

De retour de la guerre, il su se forger une belle situation dans les grandes entreprises de fers et aciers. Grâce à ses connaissances et à ses capacités d’organisateur, on lui confia des responsabilités importantes, puisqu’il fut nommé directeur de plusieurs sites dans les pays du moyen orient, la Tunisie, le Maroc puis l’Algérie ou il retrouva ses parents et les miens Dolorès et Edmond.

Entre temps il s’était marié avec Germaine et trois enfants vinrent égayer sa vie, Michèle, Xavier junior et Lucien. Il leur donna tout leur amour afin qu’ils ne manquent de rien et qu’ils soient heureux.

En ce qui me concerne, je garde le souvenir d’un homme généreux, très affectueux et qui malgré sa situation professionnelle resta toujours simple et proche de nous tous.

Je me souviens des vacances passées au cabanon, il adorait la pêche et se faisait un plaisir à nous raconter ses pêches plus miraculeuses les unes que les autres.

Tout les repas de famille que nous faisions ensemble nous nous étions heureux de nous retrouver et inévitablement à la fin du repas, chacun pousser la chansonnette. Il prenait sa guitare chantait avec ses enfants, c’était « la Paloma » la « Malaguena » et bien d’autres chansons espagnoles.

Quand nous avons du quitter l‘Algérie, nous nous sommes éparpillés aux quatre coins de France. De part sa situation professionnelle il fut muté à Tours, Nantes, Bordeaux.

Alors nous nous sommes réunis moins souvent mais toujours avec le même plaisir.

A la retraite, il vint s’installer à Canet Plage faisant en sorte que petit à petit ses enfants le rejoignent.

C’était le patriarche qui réunissait toute sa petite famille, tout les samedi pour un apéritif ou il s’inquiétait des soucis de chacun, essayant de les aider de son mieux par ses conseils.

Puis le chagrin frappa cette famille avec la disparition prématurée de Xavier junior, ensuite il y a deux ans, de Germaine le laissant à nouveau dans le chagrin et la solitude.

Bien entouré par ses enfants qui lui apportaient tout le soutien moral et physique dont il avait besoin, il eu beaucoup de mal à surmonter l’absence de ces êtres chers qui l’avaient quitté.

Nul doute que ses enfants et petits enfants en parleraient mieux que moi, mais je tenais à exprimer ce sentiment de regret et de chagrin que je ressens après sa disparition.

A toi que je n’oublierai jamais, mon parrain et oncle Xavier.

Edith DUBOSCQ - ANDRA

 

 

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