AEHD

 

 

UNE MEMOIRE OUBLIEE

 

     Le chant des Africains, chant traditionnel de l'Armée, inscrit qui plus est au répertoire des choeurs de l'Armée Française, est parfois banni, dans certains départements, au cours des cérémonies officielles.

     Ce chant représente, pour notre communauté, un des symboles de notre attachement à la Mère Patrie. C'est un héritage qui est l'oeuvre du chef de musique Félix BOYER, dont Hussein-Dey fut le berceau.

     Après tant de souffrances endurées, tant de mensonges distillés par les médias, nous voici encore aujourd'hui, confrontés à une mesure vexatoire.

     Faut-il donc avoir été marqué par le destin pour que de telles humiliations soient portées à notre mémoire ?

     Ces quelques lignes témoignent de ce que j'ai personnellement constaté, en compagnie d'un autre adhérent de l'AEHD, le 5 décembre 2008, lors d'une cérémonie officielle.

     Toutefois, un groupe de militaires, présent également à cette cérémonie, a entonné, a cappela, mais avec beaucoup de conviction, notre chant traditionnel, au grand étonnement des autorités.

Merci à tous ces Amis qui n'ont pas accepté cette censure

     Ce comportement condamnable a toutefois été porté à la connaissance de Madame le Ministre de l'Intérieur, par un responsable national d'une association d'anciens combattants. C'est une lueur d'espoir pour que cela ne se reproduise plus.

Guy SARI

 

Commentaires : Depuis la parution du film Indigènes, en hommage à l'armée d'Afrique, et la participation du Président de la république Française aux cérémonies commémorant le débarquement en Provence, on pensait ce genre d'attitude mesquine définitivement rangée aux oubliettes.

     On s'aperçoit malheureusement que non et que les vieux clichés, dont on nous a autrefois affublé ont la peau dure. C'est vrai que pour mieux justifier l'abandon de l'Algérie, et le faire avaliser par la population Française, il fallait, à l'époque, faire de nous des méchants et des profiteurs. Presse et partis politiques, dans leur grande majorité, s'en sont donc chargés.

     Vous connaissez la célèbre devise, dont on ne sait si on la doit à Sir Francis BACON ou à BEAUMARCHAIS :

"Calomniez, Calomniez, il en restera toujours quelque chose"

     Pour l'avoir personnellement vécu, en venant 4 fois en vacances en France, de 1951 à 1958, je peux témoigner de l'évolution de la population métropolitaine à notre égard au fil de ces années. Au début des années 50, nous étions partout reçus à bras ouvert, car les gens qui avaient subi l'occupation Allemande, nous étaient reconnaissants d'avoir contribué à la libération du pays. A la fin des années 50, l'atmosphère avait changé, on nous regardait d'un sale oeil, car nous étions : des gros colons qui faisaient suer le burnous aux indigènes et payer le verre d'eau aux militaires du contingent. On nous qualifiait : d'ultras, d'activistes, de fascistes, de pas Français..........

     De plus, l'opinion Française ne comprenait pas que des jeunes hommes viennent se faire tuer pour défendre les intérêts de prétendus gros, oubliant que quelques années auparavant c'étaient nos fils qui, faisant le chemin inverse, allaient se faire tuer pour libérer la France du joug Nazi. A ce propos, il serait bon de rétablir quelques vérités, sinon ignorées, du moins occultées :

     " On ne peut que se féliciter de l'hommage rendu dans le film « Indigènes » aux combattants de l'Armée d'Afrique mobilisés durant la deuxième guerre mondiale. Ce film très médiatisé sert à la fois d'hommage et de source de débats dans les médias et dans l'opinion publique. Si ce long métrage met en lumière l'engagement des Maghrébins et des Africains dans l'Armée d'Afrique, il est pourtant dommageable que l'utilisation qui en est faite dans le traitement médiatique passe largement sous silence que ce sont toutes les communautés issues du Maghreb et de l'Afrique Française qui ont combattu dans les mêmes conditions, et notamment les Pieds-Noirs.

     Ce sont 176 000 Pieds-Noirs qui ont été mobilisés lors de la 2ème guerre mondiale de 1939-1945, soit 16 % de la population totale (dont femmes, enfants et personnes âgées) des européens d'Afrique du Nord peuplant l'Algérie, la Tunisie et le Maroc. Chiffre incroyablement élevé pour une même population et qui dépasse très largement tant la mobilisation des indigènes des pays colonisés de cette même Armée d'Afrique (1,2 %) que la mobilisation des métropolitains pour défendre leur sol.(1,7 %). Par classes d'âge, ce sont 45 % des Pieds-Noirs qui ont été sous les drapeaux contre 9 % chez les populations indigènes. Quant au taux de mortalité des soldats Pieds-Noirs durant cette guerre, il fut aussi le plus fort : 8 % (soit 14 000 morts) contre 5 % pour les soldats de souche nord- africaine et 5 % pour les soldats métropolitains."

     Ces choses étant dites, on observe qu'aujourd'hui encore, certains persistent à vouloir ostraciser notre Marseillaise. Les uns, par ignorance ou idéologie perverse, considérant à tort que ce chant patriotique est l'hymne de l'OAS. Les autres, par mauvaise conscience, ne voulant pas reconnaître qu'ils se sont lourdement trompés.

     Alors à tous ceux là, nous leur conseillons de cliquer sur le lien ci-dessous, histoire de se rafraîchir la mémoire :

LE CHANT DES AFRICAINS

G.P. (Fils d'un ancien combattant de la 3ième D.I.A, des campagnes d'Italie, de France et d'Allemagne).

 

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